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Septembre 2015

CINÉMA |SEPTEMBRE 2015 | VECTEUR

LE MERCREDI SOIR, PLACE AU 7ÈME ART AU 30 RUE DE MARCINELLE ! VOICI NOTRE PROGRAMMATION CINÉMATOGRAPHIQUE POUR CE MOIS DE SEPTEMBRE 2015. UN MERCREDI, UN FILM (OU PLUS!). NOTRE BRASSERIE EST ACCESSIBLE DÈS 18H30, PROJECTIONS À 20H45. WELCOME !

MERCREDI 02.09

WRONG COPS (FR/US)
Long-métrage réalisé par Quentin Dupieux
FRANCE / ÉTATS-UNIS | 2013 | 83′ | VOSTFR | COULEURS

 

Capture d’écran 2015-06-23 à 14.42.59

 

Duke, Luca et Vincent Rough sont des tocards finis. Leur conception du métier d’agent de police dépasse carrément les bornes. Alors que l’un met en place d’abominables stratagèmes afin d’assouvir sa débordante libido, l’autre vend de la weed planquée dans des animaux morts. Cette formidable bande de losers célèbre ensemble la corruption à son paroxysme. Le mépris est le moteur de leurs vies désormais dépourvues de toute valeur digne de ce nom.

Simon William Shine est dans de beaux draps. Il doit un paquet de pognon à Duke pour de l’herbe déjà fumée mais encore impayée. Alors qu’il s’adonne à cette pénible besogne qui consiste à enterrer un maccabé dans ce qui lui sert de jardin, Shine tombe sur un don du ciel : une valise contenant 13000 dollars !

Quentin Dupieux reste fidèle à lui-même. L’absurdité occupe encore et toujours une place de taille dans un long-métrage plus accessible que Wrong ou Rubber. La fête n’en est pas pour autant gâchée. Justement. Le scénario plus terre-à-terre permet au spectateur de savourer davantage les non-sens et l’humour très mal placé de Wrong Cops. Les personnages sont uniques, troublants et troublés à la fois, tellement clichés et pourtant si imprévisibles. Savoureux. Et encore plus quand Mr.Oizo (le pseudonyme musical de Dupieux) débarque avec une bande originale électronique bien sale.

MERCREDI 09.09

MONTRÉAL UNDERGROUND (CA) / SOLIDS
Un documentaire réalisé par Giuliano Bossa
CANADA | 2013 | 73′ | VOSTFR | COULEURS

 

art-underground-2

 

Un documentaire sur la scène locale DIY et éclatée de Mtl, filmé et produit de façon totalement indépendante. Avec l’apparition de groupes tels que Crabe, Jesuslesfilles, Duchess Says, et plein d’autres!
Rapide sans être bousculé, cru tout en étant raffiné.

Réalisateur/Director: Giuliano Bossa
Productrice/Producer: Melanie Parent

 

MERCREDI 16.09
THE BATTERY (US)
Long-métrage réalisé par Jeremy Garder
ÉTATS-UNIS | 2013 | 101′ | VOSTFR | COULEURS

 

Capture d’écran 2015-06-23 à 15.00.48

 

Dans un monde infesté de zombies, le danger est partout. Ben et Mickey, deux joueurs de baseball doivent former une équipe, une batterie.

Bien loin de tout ce qu’on a pu voir ces dernières années sur le thème alors qu’on nous sort des morts vivants à la pelle. Ici les monstres sont secondaires, la véritable intrigue, c’est la relation des deux hommes qui, ne se connaissant que très peu avant l’apocalypse, doivent apprendre à survivre – ou à mourir – ensemble.

Jeremy Gardner (réalisateur et acteur), nous emmène dans un périple où la cohésion entre deux personnes doit effleurer la symbiose.

MERCREDI 23.09
CARTE BLANCHE À MATHIEU CHEVALLIER
Infos à venir bientôt !

 

MERCREDI 30.09 
WHAT WE DO IN THE SHADOWS (NZ)
Long-métrage réalisé par Jemaine Clement et Taika Waititi
ROYAUME-UNI | 2014 | 87′ | VOSTFR | COULEURS

 

Capture d’écran 2015-06-23 à 15.04.47

 

Viago, Deacon, Vladislav et Petyr vivent en collocation dans une vieille maison de Wellington depuis de très longues années. Jamais ils ne mourront de vieillesse. Leur vie de vampire les destine à un tout autre quotidien. Idem pour les quelques loups-garous et les zombies qui errent, eux aussi, parmi la population. La quatuor mène une vie fort tourmentée depuis quelques semaines. Leur solitude a été soudainement troublée par l’arrivée de Nick, un être humain qui, lui aussi, aspire à la Vie Éternelle, ce qui n’est peut-être finalement devenu qu’une « mode à la con. »

Avec What We Do In The Shadows, Taika Waititi a pris la décision osée de moderniser les contes populaires que nous connaissons tous, de les calquer avec génie sur notre société occidentale dite «moderne» et soi-disant civilisée. Il rappelle les rites du genre mais bouleverse les codes. Si boire du sang humain, se métamorphoser en bête, léviter, hypnotiser et partir en vrille face à un lever de soleil ou à un crucifix sont encore et toujours à l’ordre du jour, un humour aussi noir que mal placé parasite l’écran. Et c’est terriblement beau. D’autant plus que la démarche proposée s’oriente davantage vers le faux documentaire malsain que vers la fiction pure, ce qui aide clairement à dé-ringardiser des histoires qui, peu à peu, prennent la poussière ou se font décapiter par des sagas populaires et foncièrement douteuses.